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10 mai 2012 à 18 h Paris 17e place du général Catroux

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Commémoration officielle de

l'abolition de l'esclavage

à Paris

 

et célébration du 250e anniversaire de la naissance du général Alexandre Dumas

jeudi 10 mai 2012 à 18h

place du général-Catroux (17e arrondissement)

métro Malesherbes Ligne 3

 

avec la participation de la batterie fanfare des sapeurs pompiers de Paris (50 exécutants)

de la soprano Leïla Brédent qui interprètera La Marseillaise

d'une chorale d'une centaine d'enfants des écoles parisiennes

des tambours et Ka du groupe Miyo de Dominique Tauliaut

 

Le nouveau président de la République, M. François Hollande,

a été invité a honorer de sa présence cette manifestation

 

 

Claude Ribbe interpelle les candidats à la présidentielle.

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L’association des amis du général Dumas a été créée en 2006

pour valoriser la mémoire de Thomas Alexandre Davy de La Pailleterie, 

dit Alexandre Dumas (1762-1806) père de l’écrivain éponyme,

héros de la Révolution,

né esclave en Haïti, mort libre

à Villers-Cotterêts.

 

Elle organise tous les ans, le 10 mai, avec la ville de Paris,

une commémoration de l’abolition

de l’esclavage à Paris, place du général Catroux (17e),

devant le monument à la mémoire

du général Dumas dont elle a obtenu l’installation en 2009,

en remplacement d’une statue détruite par les collaborateurs.

 

L’association, qui se bat pour que le général Dumas soit déclaré

membre de l’ordre national

de la Légion d’honneur, privilège qui lui est refusé depuis 1802

à cause de sa couleur de peau et de ses origines,

se propose par ailleurs de  valoriser la mémoire de tous les personnages

remarquables de l’histoire de France issus de la « Diversité ».

 

Claude Ribbe, président-fondateur de cette association,

et biographe du général Dumas,

vient d’adresser, en prévision du 250e anniversaire de la naissance

du général Dumas, qui sera célébré en 2012,

un questionnaire au président de la République,

Nicolas Sarkozy, ainsi  qu’à tous les candidats déclarés

à l’élection présidentielle et notamment à tous les candidats

à la primaire socialiste.

 

1°/ Pensez-vous que la valorisation des personnages remarquables

de l’histoire de France issus de la « diversité »

soit une manière de renforcer le lien social, notamment

pour les jeunes issus de l’immigration qui sont privés des héros

et héroïnes positifs qui leur ressemblent ?

 

2°/ De quelle manière concrète pensez-vous rendre leur place,

dans le panthéon national,

aux héros et héroïnes de l’histoire de France

issus de la «diversité» ?

 

3°/ Pensez-vous qu’il soit possible d’inscrire cette démarche

dans un lieu de mémoire particulier

tel qu’un musée ou un établissement  culturel  spécifique

- un centre Dumas par exemple - éventuellement rattaché

au futur musée de l’histoire de France et quels moyens concrets

prévoyez-vous pour y parvenir ?

 

4°/ Comment envisagez-vous de rendre hommage au général

Alexandre Dumas en 2012,

dans le cadre du 250e anniversaire de sa naissance ?

 

5°/ Quelles suites, concrètes ou symboliques, pensez-vous donner

à la demande du général Dumas,

pendante depuis 1802, d’admission dans

l’ordre national de la Légion d’honneur ?

 

Les réponses des candidats à ces questions seront rendues publiques

à l’occasion du 250e anniversaire de la naissance du général Dumas,

avant le premier tour

de l’élection présidentielle de 2012.

 

 

(*) Claude Ribbe, normalien, agrégé de philosophie, ancien membre de la CNCDH,

auteur de deux ouvrages consacrés au général Dumas, Alexandre Dumas le dragon de la Reine, Le Rocher 2002,

Le Diable noir, Alphée 2009, et d’un documentaire, Le Diable noir, France 2, 2010,

prépare un long métrage Le général Dumas, dont le tournage est prévu en 2012.

 

 

le site du chevalier de Saint-George

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Nouveau : Le site du chevalier de Saint-George

 

 

 

www.chevalier-de-saint-george.com

 

Tout savoir sur le film

 

Le chevalier de Saint-George

 

(première diffusion France 3 10 mai 2011)

 

Le CD de la bande originale

 

Le livre qui a inspiré le film :

 

Mémoires du chevalier de Saint-George

 

 

POUR COMPRENDRE LA CRISE HAITIENNE

POUR COMPRENDRE LA CRISE HAITIENNE
l'interview exclusive, par Claude Ribbe, du président Aristide (Prétoria, février 2005) 
   
 

les "Mémoires du chevalier de Saint-George" le nouveau livre de Claude Ribbe

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Exclusif : Claude Ribbe réagit aux propos racistes de Jean-Paul Guerlain

 

 

les Mémoires du chevalier de Saint-George,

roman

le dernier ouvrage de Claude Ribbe

éditions Alphée

 

 

 


Longtemps considéré comme un personnage de légende, héros de roman, le Chevalier de Saint-George est une figure emblématique des descendants issus de liaisons entre colons blancs et esclaves noires. Alexandre Dumas dans son ouvrage intitulé tout simplement Georges mettait en scène Georges Munier, riche mulâtre de l’île de France aujourd’hui l’île Saint Maurice, qui tout enfant « voulait tuer à lui seul le préjugé qu’aucun homme de couleur n’aurait osé combattre ». Dumas, dont le père, le général Alexandre Dumas, était lui-même un métis et eu maille à partir avec Bonaparte du seul fait de ses origines, s’est peut-être inspiré du Chevalier de Saint-George pour écrire son roman. Aujourd’hui on commence à reconnaître les mérites de Joseph de Bologne né à la Guadeloupe le jour de Noël 1745, dans une habitation sucrière nommée La Coulisse en la paroisse du Baillif, d’un père issu d’une lignée de commerçants hollandais et de Nanon, née dans la servitude. Marié, le père de Joseph avait élevé Nanon au rang de compagne officielle. Agé de huit ans, le jeune Joseph arrive en France, à Bordeaux très exactement en compagnie d’Elizabeth de Saint-George, la femme officielle de son père. Il fait ses premières armes à Paris, et devient un escrimeur de renom et un musicien dont la virtuosité en tant que violoniste et compositeur lui ouvre bien des portes. Il troque son nom de Bologne pour celui de Chevalier de Saint-George, au grand dam du parti colonialiste, un changement d’identité qui lui occasionnera quelques problèmes lors de la Révolution, et plus exactement sous la Convention. Il se liera avec Choderlos de Laclos, l’auteur du roman épistolaire Les Liaisons dangereuses, côtoiera le Chevalier d’Eon, Marie-Antoinette, Mirabeau, le général Dumas et quelques autres qui marquèrent leur époque. Il est intronisé franc-maçon comme bon nombre de personnages influents et devient un intime du duc d’Orléans. Toutefois il n’oublie pas ses origines, et espère l’abolition de l’esclavage, malgré le parti colonialiste très influent. Tellement influent que Louis XVI signe, peut-être sans l’avoir seulement lu, un texte de Monsieur de Sartine qui déclare que : Les affranchis, à quelque distance qu’ils soient de leur origine, gardent toujours la tache de l’esclavage et qu’ils doivent en conséquence être écartés des honneurs et des fonctions publiques. Ce texte faisait suite à un autre signé auparavant qui stipulait l’interdiction à tous les sujets blancs des deux sexes de contracter mariage avec les noirs, les mulâtres ou gens de couleur. L’espoir généré par la Déclaration des Droits de l’Homme, promulguée par l’Assemblée du 26 Aout 1789, ne reste qu’au stade d’espoir, car pour l’Assemblée, les esclaves, n’étant pas des hommes, n’étaient pas concernés. Le Chevalier de Saint-George s’intéresse de près à l’intégration, aujourd’hui mise à mal, et sur la condition des esclaves et des affranchis. Il n’est pas le seul. Monsieur Smith, célèbre économiste, soutenait que le travail forcé ne s’accorde pas plus avec le progrès des sociétés qu’avec la justice. Les exemples ne manquent pas dans ce livre qui se déclare roman, mais est une biographie déguisée du Chevalier de Saint-George et surtout une leçon de philosophie sur la condition des Noirs, esclaves ou affranchis, dont l’intégration dans la société était (est ?) mise à mal. Qu’en est-il aujourd’hui, où l’on parle d’intégration et obligation de se plier aux lois de la République alors que les colonisateurs obligeaient les autochtones à se plier à leurs lois. Un livre qui amène le citoyen de bon sens et sans préjugés à réfléchir et Claude Ribbe qui prête sa plume au Chevalier de Saint-George nous livre un ouvrage profondément humain, humaniste, et qui devrait être non seulement lu, mais analysé par de nombreux hommes politiques.

Paul Maugendre

 


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