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réagissez au film Le Diable noir de Claude Ribbe diffusé le 13 mai à 23 h 50 sur France 2

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Le général Dumas, Creusois d'adoption, La Montagne, 13 mai 2010

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Le général Dumas, Creusois d'adoption

par Catherine Perrot (La Montagne, 13 mai 2010)








   





 
 

Moitié Guadeloupéen, moitié Creusois, Claude Ribbe a réalisé un film sur le parcours atypique du général Dumas, père du célèbre écrivain. Diffusé ce soir, le documentaire aborde les liens étroits entretenus entre l'officier et la Creuse.

«La Creuse a innové en matière de diversité. En 1794, un homme de couleur a séjourné à Aubusson. Cet homme, le général Dumas, était le commandant en chef de l'armée de la Révolution et le père de l'écrivain le plus lu au monde ». Claude Ribbe, auteur d'une biographie du général Dumas, est intarissable sur le parcours de ce héros oublié. Né esclave à Saint-Domingue (aujourd'hui république d'Haïti), il deviendra le premier Antillais à parvenir au grade de général mais ne recevra pas la Légion d'Honneur.

 

France 2 diffuse ce soir Le Diable noir, un documentaire réalisé par Claude Ribbe d'après son livre éponyme. Guadeloupéen par son père et Creusois par sa mère (de Lépaud), Claude Ribbe regardera ce soir le film depuis sa maison de Boussac.

 

« Je me bats pour faire ressurgir la mémoire de cet homme, qui a de nombreux liens avec la Creuse », note l'écrivain-réalisateur. Thomas-Alexandre Davy de La Pailleterie s'engagea en 1786 dans le régiment des dragons de la Reine en garnison à Verdun, sous le nom de Dumas. Il se lia d'amitié avec trois compagnons : Piston, Carrière de Beaumont et Espagne, de simples cavaliers devenus généraux. L'un d'eux, Jean-Louis Espagne, était Creusois. Une place porte d'ailleurs son nom à Aubusson.

 

Dans le documentaire diffusé ce soir sur France 2, Claude Ribbe fait témoigner un descendant du général Dumas. Celui-ci a retrouvé dans les archives familiales une lettre de son ancêtre, datée de 1794 et envoyée depuis Aubusson. Cet élément historique prouve que le général Dumas a bien séjourné chez son ami Jean-Louis Espagne, en Creuse, en 1974. A cette date, il venait d'être nommé commandant en chef de l'armée des Alpes et avait 45.000 hommes sous ses ordres.

 

Les quatre compagnons sont ensuite mutés à Villers-Cotterêts, sous la houlette d'un autre Creusois, un officier nommé Hugues de Termont, originaire de Budelière.

 

A travers sa biographie (Le Diable noir, paru en 2008) et son documentaire de 52 minutes, Claude Ribbe entend réhabiliter la mémoire du général Dumas, père du célèbre auteur des Trois mousquetaires.

 

« C'est une figure majeure de la Révolution et un symbole de l'abolition de l'esclavage. Mais il n'a pas eu la Légion d'Honneur en raison de sa couleur de peau. C'est un des seuls généraux de France a ne pas l'avoir eu », s'indigne Claude Ribbe. L'écrivain se bat pour qu'il l'obtienne à titre posthume. Il a lancé une pétition qui a déjà obtenu 6.000 signatures.

 

« L'histoire de la diversité est peu connue en France. Aujourd'hui, on parle beaucoup de la promotion de la diversité. Pour pouvoir avancer, il est important de connaître cette histoire », conclut Claude Ribbe.

Pratique : « Le Diable noir », un documentaire Infrarouge diffusé ce soir,
jeudi 13 mai, à 23h50 sur France 2.

 

Catherine Perrot

 

Respect Magazine : Ribbe Dumas et le Diable noir

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Ribbe, Dumas et Le Diable noir





Respect Magazine (www.Respectmag.com)
12 Mai, 2010

Par: Coraline Bertrand

Coup de fil à Claude Ribbe. Écrivain, réalisateur, président de l’association des Amis du général Dumas, Ribbe retrace la vie de Dumas dans un documentaire: Le Diable noir. A vos postes, ce jeudi 13 mai à 23h50 sur France 2 !

Deux livres et un documentaire sur le général Alexandre Dumas à votre actif. Pourquoi un tel engouement ?

Vous vous souvenez de l’enthousiasme des jeunes des quartiers au moment de l’élection d’Obama ? Enfin, un héros dans lequel ils pouvaient se retrouver ! Alexandre Dumas est né esclave, il a été ignoré et discriminé à cause de sa couleur de peau. Ca ne l’a pas empêché de réussir. Il arrive sans-papiers en France, puis devient le premier général Afro-antillais. Et s’illustre par ses exploits militaires. Pourtant, Dumas n’a jamais reçu la Légion d’honneur - je me bats depuis 8 ans pour qu’on lui décerne à titre posthume. Son parcours est exemplaire et prouve que tout le monde peut s’en sortir.

Vous préparez un documentaire sur le Chevalier de Saint-George, d’origine guadeloupéenne. Monter des projets de ce genre est devenu plus facile ?

Loin de là ! Mais aujourd’hui, c’est possible, envisageable. Chaque projet se révèle très compliqué. Je commence par des recherches pour un livre, puis un documentaire et enfin, un film. C’est ma méthode. France 2 m’a fait patienter un an avant de me donner une date de diffusion. Toujours avec l’argument simpliste : « ces histoires de nègres, ça n’intéresse pas le grand public ». Le Diable noir passe sur une grande chaîne, mais à 23h50, après les histoires de cul des Français… C’est dire le chemin qu’il reste à parcourir. Pour le grand public, ce documentaire deviendra Le général Dumas, au cinéma. Ce sera un anti-L’Autre Dumas ! (ndlr : le film de Safy Nebbou, avec Gérard Depardieu, avait fait polémique lors de sa sortie)

Votre avis sur le spectacle de Stany Coppet, Discours et poèmes sur le colonialisme et l’esclavage (voir plus bas) ?

J’adore Ingénue, un texte significatif, très fort. Alexandre Dumas y décrit la réalité de l’esclavage déshumanisant, alimenté par des théories sur l’infériorité des Noirs. Stany Coppet a créé son spectacle à partir de ce texte, en y ajoutant notamment des poèmes d’Aimé Césaire. Ces Discours et poèmes font comprendre de quoi on parle.

Raconter l’esclavage permet de lutter contre le racisme ?

Connaître la réalité de l’esclavage nous aide à comprendre le racisme. Le racisme n’en est d’ailleurs qu’une conséquence, une trace. Il faut en expliquer les sources pour mieux le combattre.

Vous étiez présent lundi 10 mai à la commémoration de l’abolition de l’esclavage à Paris. Comment avez-vous vécu cette journée ?

Comme un succès ! L’ambassade des Etats-Unis nous a rejoint. Le public, présent en nombre, a contribué à cette réussite. Je suis persuadé que cette journée deviendra une véritable institution. On doit persévérer car le 10 mai peut réunir tous les Français, quelle que soit leur couleur de peau.

Vous aviez préparé un discours…

Je suis intervenu trois fois sur cette place du Général Catroux, dans le 17e. Le 4 avril 2009, pour l’inauguration - à ma demande - d’un monument à la mémoire du général Alexandre Dumas. Le 10 mai 2009 et le 10 mai dernier, pour donner du sens à ce monument. Je ne parlerais pas de l’abolition de l’esclavage s’il ne sévissait pas encore à travers le racisme.


VU : Discours et poèmes sur le colonialisme et l’esclavage

Le spectacle, monté par Stany Coppet, choisit la sobriété. L'essentiel. La force des textes. Intemporels, universels. La puissance des idées. Léon G.Damas, Frédérick Douglass, Huey P Newton, Alexandre Dumas, Malcolm X, Frantz Fanon, Aimé Césaire... Leurs mots nous rappellent la violence ravageuse de la traite, la révolte, l'insoumission de ceux qui disent "Non".  Stany Coppet, Thierry Desroses et Stomy Bugsy incarnent ces penseurs qui, à partir d'une oppression, non seulement dénoncent, mais construisent une autre vision du monde, et des relations qui animent les humains. Intense. Une soirée soutenue par l'Ambassade des Etats-Unis d'Amérique dans le cadre de la commémoration du 10 mai. M.CS.


Pour la "petite" histoire...

Le Général Alexandre Dumas (1762 -1806) est le père de l'écrivain Alexandre Dumas, auteur, entre autres, des Trois Mousquetaires et du Comte de Monte-Cristo.
"Thomas, alias Thomas-Alexandre, alias Thomas Rétoré, alias Thomas Davy de La Pailleterie est né esclave à Saint-Domingue sous le règne de Louis XV. Sa mère ? Une négresse, comme on disait : Césette ou Cessette. Mais l’enfant de l’Africaine est aussi l’enfant d’un marquis. Bientôt, Thomas laisse le soleil. Pour toujours. Il traverse l’Océan, retrouve son vieux père indigne et libertin qui, pour revoir sa Normandie, l’a échangé contre un ticket de bateau". Extrait de Alexandre DUMAS, le Dragon de la Reine (Editions du Rocher) Lire la suite

 

Patrice Djama Loza : 8000 kilomètres pour assister à la commémoration !

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Patrice Djama Loza : Commémoration de l’abolition de l'esclavage, Centre Malesherbes, Paris, 17eme


Une après-midi mémorable.

A l’invitation de Claude Ribbe, (ami face book), j’ai profité de mon passage à Paris pour aller à la cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage qui se déroulais dans et devant le centre Malesherbes, dans le 17eme.

Apres midi mémorable comme dit précédemment. Tout d’abord, la projection en avant-première du film de l'Unesco Les routes de l'esclave une vision globale

Ensuite, devant les Fers, monument au général Dumas, avec la participation de :


# la musique principale de l'armée Terre,
# la chorale des enfants des écoles de Paris
# Dominique Tauliaut et le groupe Miyo (
# de la ville de Paris,
# de la mairie du 17e,
# de l'ambassade des USA à Paris,
# de l'Unesco,
# de l'association des amis du général Dumas (Présidée par Claude Ribbe

Discours et dépôt de gerbes, moment très émouvant, et ensuite festif avec un pique-nique offert par les associations Amis du général Dumas, Amitié Marie-Galantaise et Armada.

Une cérémonie empreinte de beaucoup d’émotions pour moi fraichement arrivé de Martinique.

Pour terminer, Spectacle avec Stany Coppet, Stomy Bugsy, Thierry Desroses organisé par l'ambassade des USA à Paris et l'association des amis du général Dumas. Un moment particulier de frémissement et de profondeur, tant les acteurs ont donnés de la substance à leurs texte, à noter un Stomy Bugsy particulièrement profond et une mise en scène très réussie de Stany Coppet.

Petit cocktail pour terminer la rencontre.

Vraiment, ça valait le coup de venir de Martinique pour participer à ça.

Patrice Djama Loza
 

Dépêche AFP 10 mai 2010

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La France se dit "déterminée à combattre" l'esclavage moderne

PARIS — La France a célébré lundi la 5e Journée nationale contre l'esclavage avec des manifestations à Paris, Nantes et Bordeaux -anciens ports négriers- précédées d'une cérémonie au Sénat au cours de laquelle Nicolas Sarkozy a exprimé la "détermination" du pays à combattre l'esclavage moderne.

En 2006, l'ancien président Jacques Chirac avait fait du 10 mai une journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions.

L'esclavage a été officiellement aboli en France en 1848.

La date du 10 mai correspond à l?adoption définitive par le Sénat en 2001 de la loi Taubira reconnaissant à l'esclavage des populations d'origine africaine le caractère de crime contre l'humanité.

La France est "déterminée à combattre sans faiblir" l'esclavage moderne, a affirmé le président de la République, Nicolas Sarkozy, dans un message lu par son ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, lors d'une cérémonie au Sénat.

Commémorer l'abolition de la traite et de l'esclavage, "c'est refuser l'oubli pour ces millions d'hommes et de femmes victimes dans leur chair et dans leur âme d'un système fondé sur une injustice séculaire", a-t-il souligné.

L'association SOS Racisme a toutefois dénoncé "l'absence de personnalités politiques de premier plan - président de la République ou Premier ministre - (qui) nuit gravement à la solennité de cette cérémonie".

La France a été le premier pays à reconnaître en 2001 l'esclavage comme crime contre l'humanité. Des historiens et des militants de l'antiracisme poussent d'autres pays européens à faire de même.

Ainsi, la Fondation européenne du mémorial de la traite des Noirs, une ONG de Bordeaux, a annoncé avoir adressé des courriers en ce sens aux chefs de gouvernement de la Grande-Bretagne, du Danemark, des Pays-Bas, du Portugal et de l'Espagne.

L'ONG parle d'un "besoin de reconnaissance" à la mesure d'un "traumatisme encore à vif" et appelle à créer une "journée européenne de la mémoire".

En fin de journée à Paris, quelques centaines de personnes ont participé à une cérémonie de commémoration place du général Catroux (XVIIe arrondissement), devant un mémorial dédié au général Alexandre Dumas, père de l'écrivain, par l'association des amis du général Dumas, la ville de Paris, l'ambassade des Etats-Unis et l'Unesco.

Né esclave en Haïti, le général Dumas est "un héros de l'histoire de France", a souligné l'écrivain Claude Ribbe, président de cette association.

Ce mémorial de 5 m de haut et 5 tonnes représentant des fers brisés est le seul lieu de la capitale à évoquer la mémoire des esclaves.

Après les allocutions et les dépôts de gerbes, la phalange musicale, Musique principale de l'armée de terre, une chorale des écoles de la ville de Paris et 40 tambours du groupe Miyo de Dominique Tauliaut ont rendu hommage à Alexandre Dumas père, premier général de couleur de l'armée française et, à travers lui, à tous les esclaves.

A Nantes, principal port négrier français du XVIIème au XIXème siècle et qui se flatte d'être la première ville à avoir brisé le tabou sur son passé, la première pierre d'un mémorial dédié à l'abolition de l'esclavage a été posée.

A Bordeaux, le maire UMP Alain Juppé a présidé au parc Toussaint Louverture une cérémonie pour "dire la vérité" sur le passé de "port négrier" de la ville, évoquant cette "tache sur la mémoire de Bordeaux", cette histoire "honteuse, parfois occultée".

 


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